Quels problèmes ici?





Les exemples de mauvaises pratiques sont légion: herbicides dans les talus,dépots de fumier sur le sol nu, épandages sauvages, traitements en plein vent,feux interminables sans surveillance, feux avec brulage de matières plastiques, défoncement des chemins par des engins surdimensionnés, persistance de l'utilisation de matériels obsoletes comme les chenillards, défauts majeurs de la pulvérisation, morcellement des parcelles et multi traitements de ces mini-surfaces.Le tout pour à la fin laisser une grande partie de la récolte sur la vigne ou par terre?



Tout l'hiver, il est impossible d'ouvrir les fenetres pour aérer, les fumées sont gorgées des produits de toute une année. Ensuite c'est chaque lendemain de pluie la course aux traitements les plus divers, parfois même sous la pluie. Merci d'avoir interdit les épandages aériens avec leurs 80% d'épandage à côté. Tout ça va dans l'eau que nous buvons et qu'il faut traiter pour la potabiliser. On pourrait aussi vous montrer l'état des sols... vieilles chaussures, déchets les plus variés, gravats, bouts de ville, verres... promis on va faire le catalogue... Et puis l'érosion des sols; le peu d'enherbement réalisé conduit à une érosion maximale, lors des grandes pluies de printemps ou d'orage: des cailloux gros comme le poing dévalent des coteaux et c'est encore la collectivité qui nettoie et paye la remise en état. Quand c'est pas le glissement de terrain qui rompt les canalisations d'abduction d'eau, etc...



Le périmètre immédiat soit 100m2 appartient au fournisseur d'eau, toute activité est interdite. Pour le périmetre rapproché,la pollution mettrait une journée pour y parvenir. Le périmettre éloigné (100ha en moyenne) est le résultat d'une déclaration d'utilité publique. Dans le cadre du périmètre rapproché,il n'y a pas assez de contraintes qui permettent une véritable protection des captages. Nous aurions pu mettre une photo des dépots des aignes après vendanges, ou encore des nombreux dépots sauvages de matériaux ou de déchets,ainsi que des exemples de la grande variété des pollutions accidentelles



Au delà il y a la pollution générée par l'activité humaine; Dans la Marne la viticulture avec près de 23 traitements annuels, mais aussi en général l'agriculture intensive sont responsables de la pollution par les pesticides et par les nitrates. Cette carte pointe le nombre d'usines de traitement nécessaires pour traiter la ressource et la rendre potable. En rouge les usines en fonctionnement , en vert les projets en construction. On est bien dans le curatif... Nous avons constaté lors des réunions pour l'établissement du SAGE (schéma d'aménagement et de gestion de l'eau)que nous en sommes encore à attendre l'application de la loi mais aussi que les contraintes imposées sont très minimes au regard du problème.
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Voici une photo de la nouvelle usine de traitement de l'eau de Reims. Cette réalisation a côuté 6,8 millions d'euros et la socièté Véolia louera cette usine à la Municipalité de Reims (422000euros/an) qui en deviendra propriètaire dans 20 ans.Au bout de 20 ans l'usine sera t'elle encore utilisable? Ce captage de Couraux est complètement enclavé dans Reims et ne bénéficie pas de protection, autres que réglementaires, alors qu'il est classé prioritaire et Grenelle. Dans le cadre de son action agenda 21, Reims-Metropole tente de remédier: achat des bords de vesles, mise en place de sentiers de promenade, évaluation des problématiques liées à l'eau comme orages, pollutions diffuses ou accidentelles. Nous aimerions voir se mettre en place des projets de culture bio sur les champs captants actuels et futurs. Tout cela côute cher aux collectivités mais surtout aux consommateurs puisque que c'est eux qui contribuent le plus à la mise en place du service. La petite photo à côté c'est notre petite usine de Villers aux noeuds qui nous fournit une eau à plus de 6 euros du m3. Mais notre indépendance face à la Métropole n'a pas de prix. Deux villages viennent de quitter notre communauté (Champfleury et Villers aux Noeuds) et ils se retrouvent avec une eau à 3 euros en provenance de Reims. Pas de chance...
lien vers Reims Métropole


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